Mais qui s’en préoccupe vraiment ?

Publicité, Vidéo

Aucun commentaire

Des sculptures en papier

Art, Vidéo

Une petite vidéo impressionnante d’un sculpteur de papier.

Aucun commentaire

PlaceIt : un outil pour faire des jolies mises en situation

Intégration, web

Je viens de découvrir le site PlaceIt, le principe est tout bête mais va me faire gagner pas mal de temps.

En effet, je dois souvent présenter des captures de sites internet ou d’applications iPhone/iPad à mes clients, et la mise-en-situation me prend quand-même pas mal de temps. D’expérience, je me suis rendu compte que la présentation des travaux à autant d’importance que les travaux eux-même, par conséquent, je ne la néglige jamais.

Mais parfois, on n’a pas trop le temps de faire quelque-chose de vraiment personnalisé, c’est dans ces moments là que placeIt prend tout son sens : on upload sa capture, on choisit un visuel et hop, on a un belle mise-en-situation.

bg-ob bg-ob--- breezi_placeit bg-ob (2)

3 Commentaires

Conseils pour les
graphistes freelance débutants

Graphisme, Publicité, web

J’écris ce message parce que beaucoup de graphistes ne savent absolument pas dans quoi ils mettent les pieds lorsqu’ils se décident à se mettre en tant que graphiste indépendant.

En effet, je trouve que les écoles et organismes de formation n’accompagnent vraiment pas assez l’étudiant lors de son passage à la vie active. La principale préoccupation d’une école, c’est d’avoir un fort taux de réussite au BTS.

Avoir un diplôme, ça permet de gagner en confiance en soi, de se dire qu’on a le niveau minimum, mais c’est tout. Ne croyez pas que votre formation est finie, elle ne fait que commencer (et c’est d’ailleurs ce qui fait la richesse de ce métier).

Malheureusement, les formations sont trop peu nombreuses à préparer les étudiants au monde du travail. C’est fort dommage et ceci pour l’ensemble du corps de métier.

Cela fait plus de 6 ans que je suis graphiste à Lyon spécialisé dans le multimédia et la création de site internet, je suis en indépendant depuis plus de 2 ans, et je voudrais partager mon expérience, car comme beaucoup, je suis tombé dans de nombreux pièges.

Les concours, wiilogo, 99Designs et consorts

De nombreux sites fleurissent sur la toile proposant des concours de graphisme. Le principe est toujours le même : Il y a une demande, de nombreux graphistes travaillent dessus, seul l’éventuel gagnant est payé et voit son projet se concrétiser.

Le fait que ces sites soient de plus en plus nombreux montre à quel point les graphistes sont naïfs et peu préparés. En effet, dans quel autre domaine on fait travailler les gens gratuitement ? Il ne s’agit ni plus ni moins d’une forme d’esclavagisme sur base de volontariat, et non de crowdsourcing. Wikipedia, c’est du crowdsourcing : chacun apporte sa pierre à une construction qui peut servir à tout le monde. Ici, chacun apporte sa pierre, mais la construction n’utilise qu’une seule pierre, ne sert qu’à une seule personne, et toutes les autres pierres sont détruites.

Le principe, c’est : on vous fait travailler, et si le client est content alors il vous paie. Mais ça ne marche pas comme ça : vous ne vendez pas un produit manufacturé, ce que vous vendez, c’est votre temps de travail ainsi que votre accompagnement. Comment accompagner un client dans ces conditions ?

Participer à ce genre de concours, c’est très peu rentable et en plus vous décrédibilisez la profession tout entière. En effet, vous véhiculez l’image que seul le résultat mérite d’être payé.

Mais, il faut bien commencer par quelque-chose.

Là aussi, cela montre que les graphistes débutants sont lâchés à eux-même. On fait un rare métier où on peut montrer ses preuves sans avoir besoin de projets réels. Profitez-en !

Il est beaucoup plus intéressant de s’inventer ses propres sujets afin de montrer le meilleur de soi-même. Rien ne vous empêche de refaire une maquette du site d’amazon, faire une publicité pour Apple ou encore une bannière pub pour Nike. C’est comme ça que vous allez progresser, comme ça que vous allez interpeller votre potentiel futur client avec des : « oh, c’est pas mal ce qu’il fait ! ».

Bien sûr, il ne s’agit pas de mentir à vos futurs clients. Votre travail repose sur le dialogue et la confiance, n’allez pas leur raconter n’importe-quoi. C’est pourquoi, il faut être prudent. Si vous réalisez un logo pour Waterman, précisez, par exemple dans la description de votre site, qu’il s’agit d’un projet personnel. Mais vous pouvez tout-aussi (et c’est fort conseillé) l’envoyer au service marketing de Waterman comme proposition spontanée. Vous pourrez ainsi faire d’une pierre deux coup. Bien qu’il n’y ait que très peu de chances de voir Waterman prendre votre logo (mais pas beaucoup moins que lors d’un concours), si ces derniers aiment votre style, ils pourront vous commander par la suite des petits travaux graphiques. Ils auront conscience que vous n’êtes pas insensible aux valeurs de la marque, et c’est exactement ce qu’ils recherchent. Sur votre site, vous expliquerez ainsi votre démarche, et ça interpellera votre futur client : « dis-donc, ce graphiste ose se lancer à fond ».

Vous voyez, vous avez tout-à-gagner à vous faire un book à partir de projets personnels (le book d’un étudiant est souvent trop scolaire pour une entreprise). En plus, vous montrerez vos sujets de prédilections. Et, au fur et à mesure, vous enlèverez vos projets fictifs que vous remplacerez par ceux de vrais clients, comme moi.

P.S : après en avoir parlé avec pas mal de graphistes, certains pensent que c’est un peu casse-gueule de travailler sur l’identité d’une multinationale et qu’il vaut mieux partir sur une entreprise un peu moins connue.

« Ce n’est pas bien payé, mais ça te fera une expérience. »

N’oubliez jamais que ce que veut le client, c’est de payer le moins possible, donc son argumentaire sur le prix est nécessairement biaisé. Vous n’avez pas besoin de lui pour vous faire une expérience (comme je viens de le démontrer plus haut). De plus, c’est vous qui lui rendez service et non l’inverse.

« Ce n’est pas bien payé, mais je peux te ramener de nouveaux clients »

Si votre client vous dit ceci, dîtes-vous bien que les éventuels clients qu’il vous ramènera considéreront normal de vous payer au même prix. En acceptant de travailler pour un tel client, vous acceptez, de fait, de ne jamais être bien payé.

Vous pouvez éventuellement négocier une ristourne pour ce genre de propositions, mais dans ce cas, il vous faut des garanties. N’hésitez pas à chiffrer avec lui le nombre de personnes qu’il va démarcher en votre nom. Vous vous rendrez compte, le plus souvent, qu’il s’agit de paroles en l’air. Et il sera alors bien plus facile de négocier des tarifs plus élevés (votre client se rendra compte de lui-même que sa proposition est farfelue).

Les appels d’offre payant (withdesigners)

Certains sites comme withdesigners proposent de payer pour accéder à des demande de devis de tout types. Pour les graphistes qui n’ont pas de clients, cela peut paraître intéressant, mais fuyez ces sites comme la peste !

En effet, ce sont les graphistes qui font vivre ce site, car ce sont eux qui payent. Ils ont donc tout-intérêt à ce qu’il y ait un maximum de graphistes pour un minimum de projets. C’est exactement l’inverse de ce que VOUS recherchez. La logique voudrait que ce soit le commanditaire qui paie pour avoir de nombreux devis et non l’inverse.

D’une manière générale, payer pour travailler est une très mauvaise idée.

Les tarifs

Quand on est débutant, on a tendance à vouloir être moins cher afin de se faire une place. C’est un comportement tout-à-fait naturel, mais attention à ne pas se brader et ceci pour plusieurs raisons.

Ne pas être en dessous de son seuil de rentabilité :

Le travail en France coûte cher, il faut en être conscient. Les débutants ont souvent tendance à trouver les tarifs des professionnels trop élevés, mais il faut être en mesure de vivre de son travail. Pour cela, je vous conseille de lire l’article sur le blog de mariejulien Grille tarifaires afin de se faire une idée de ce qu’il se pratique dans la profession.

Je vais vous faire un rapide calcul (partiellement inexacte pour simplifier) qui vous permettra de vous faire une idée. Supposons que vous vouliez vous aligner par rapport au SMIC. Aujourd’hui un salarié au SMIC touche à peu près 1400€/mois (brut), mais ce n’est pas ce que paie son employeur. En effet, celui-ci doit payer environ 2500€/mois avec les charges. De plus, un salarié à le droit à 5 semaines de congés payés (env. 10% du temps de travail), il a des congés maladies et cotise pour le chômage. Ce n’est pas votre cas, donc si vous faîtes un CA de moins de 3000€/mois, vous serez en dessous du SMIC. On travaille environ 20 jours/mois ce qui fait 150€/jour. Un très bon indépendant, avec beaucoup de clients, ne facturera jamais plus d’un jour sur deux. Donc si vous facturez 300€/jour, vous pouvez espérer prétendre au SMIC. Est-ce-vraiment ce que vous voulez ?

Facturer en dessous de 300€/jour, c’est faire de la concurrence déloyale et ne pas pouvoir vivre de son travail. N’oubliez jamais qu’un jour vous ne serez plus débutant ! Et que, comme moi, ça vous énervera de perdre des clients parce qu’un graphiste concurrent accepte de travailler en dessous de son seuil de rentabilité. Les débutants proposent souvent des tarifs complètement délirants à moins de 100€ la journée. Il faut toujours avoir à l’esprit qu’on ne travaille pas pour gagner un peu d’argent mais pour gagner sa vie.

La qualité a un prix : augmenter ses tarifs, c’est gagner en crédibilité !

Imaginez que vous voulez offrir un lecteur MP3 à votre conjoint. Vous n’avez pas un gros budget, mais vous voulez acheter quelque-chose de correct qui fera plaisir. Vous vous retrouvez au magasin devant deux produits intéressants. L’un coûte 5€ et l’autre 25€, lequel allez-vous choisir ? Celui qui coûte 25€ est 5 fois plus cher et pourtant, il y a de fortes chances que ce soit celui-là que vous allez acheter. L’autre donnant une image d’une mauvaise qualité. On risque donc de perdre des clients en n’étant pas assez cher.

Le prix n’est évidemment pas le seul critère, mais c’est effectivement un critère qualitatif. Ce n’est d’ailleurs pas juste une impression : si votre client vous paie correctement, vous n’aurez vraiment pas envie de le décevoir donc vous allez mieux travailler. Et c’est celui-là qui parlera de la qualité de votre travail à ses relations. Vous aurez donc tout à y gagner, et lui aussi.

Mais comment trouver des clients alors ?

Éternelle question que voilà, et ce n’est vraiment pas la plus simple. La solution miracle, je la cherche encore. Un indépendant qui réussit, ce n’est pas seulement parce qu’il est bon dans son domaine, mais aussi beaucoup parce qu’il est bon commercial. C’est triste à dire, mais si vous ne savez pas vous vendre, il va falloir apprendre car sinon, vous n’avez aucune chance. On est nombreux sur le marché, faire sa place n’est pas des plus aisée.

Se spécialiser

Et oui, on ne peut pas être bon partout : il vaut mieux se spécialiser dans peu de domaines. On est très vite catalogué, certains amis graphistes ont par exemple des difficultés à faire autre chose que des publicités pour des articles alimentaires. On se vend d’ailleurs nettement plus facilement en tant que « graphiste web » qu’en tant que « graphiste print, web, iphone, ipad, création d’affiche 4×3, réalisation de catalogue… » Bref, comme dans la réalisation d’un emailing, il faut savoir concentrer son argumentaire commercial sur peu de points afin de proposer une offre claire.

Faire marcher son réseau.

Beaucoup de graphistes débutants considèrent qu’ils n’ont pas de réseau. C’est faux ! Le réseau commence par sa famille, les amis de son oncle, ses anciens collègues, anciens copains d’écoles, bref tout ce qui vous entoure de près ou de loin. Il faut que ce réseau soit au courant de votre activité. L’usage des réseaux sociaux comme Viadeo ou encore Linked In peut aider, mais ça ne fera pas tout. Ils servent surtout à entretenir un réseau existant. Car ce n’est pas tout d’avoir un réseau, il faut l’entretenir : parlez de vous dans les soirées, participez aux conférences, rencontrez du monde…

S’entourer de différents corps de métiers

Vous ne savez pas tout faire, c’est un fait. Mais vous pouvez faire travailler d’autres indépendants qui eux savent faire. Pour le client, ça ne sera pas plus cher (il paiera un autre indépendant plutôt que vous) et pour vous, ça vous permet d’accepter des projets qui dépassent vos compétences.

De plus, ces indépendants apprécieront que vous leur donniez du travail et il y a de fortes chances qu’ils vous renverront l’ascenseur.

Pour ma part, j’ai négocié des commissions avec d’autres indépendants (et même d’autres graphistes qui me secondent). Ainsi, comme je m’y retrouve financièrement à leur fournir du travail, je n’hésite pas à le faire. Et évidemment, c’est réciproque.

Démarcher

Et oui, il va bien falloir le faire : décrocher son téléphone, appeler, répéter 100 fois la même réplique, encaisser 99 refus amicaux, et puis le coup de chance qui paie. On peut aussi aller directement démarcher au porte-à-porte, mais c’est vraiment difficile. Le meilleur démarchage, c’est celui qu’on ne fait pas : c’est vos clients qui parleront le mieux de votre travail. Donc une fois qu’on a un client, il faut le chouchouter.

Relancer…

C’est pas le tout d’avoir eu un client une fois, il faut arriver à le fidéliser. Le relancer régulièrement, prendre des nouvelles (l’humain compte énormément), ça peut payer. Les fêtes de fin d’années approchant, ce n’est pas mal d’envoyer une carte de vœux par exemple.

Avoir un bon site

Avoir un site pratique qui présente joliment ses travaux est aussi d’une grande aide. De nombreux services permettent à ceux qui ne savent pas faire, de se faire un site sans tripatouiller le code.

Référencer son site

Je travaille régulièrement au référencement de mon site (par exemple sur cet article, tous les mots-clefs renvoient sur mes travaux), je peux ainsi me vanter d’être en première page Google sur des recherches comme « graphiste iphone », « graphiste indépendant lyon », « graphiste freelance lyon », mais force est de constater que ça n’apporte pas tellement de clients intéressants. C’est surtout les particuliers et PME à faible budget qui font des recherches de prestataires sur Google.

Bloguer / Twiter / Facebook

C’est un bon moyen de gagner en visibilité et d’entretenir son réseau. À condition, évidemment, de publier du contenu intéressant. C’est une des raisons qui m’a motivé à écrire cet article.

Faire des projets perso et communiquer dessus

J’ai beaucoup gagné en visibilité en faisant des jeux dans mon temps libre comme L’île aux Poulpes (jeu iPad & Androïd pour les enfants) ou A.M. Lost (jeu réalisé en un week-end).

34 Commentaires

AM Lost, le jeu créé en un week-end.

Actus personelles, web

Ce week-end j’ai participé à la GameJam3 dont le principe était de réunir le temps d’un week-end designers, developpeurs, sound designers, game designers… et de leur demander de réaliser un jeu en un week-end.

L’idée du jeu

Le vendredi soir, tout le monde se réunit. Ceux qui ont une idée la présentent aux autres en moins de deux minutes. Ensuite, nous votons pour les trois projets qui nous plaisent le plus. Et c’est ainsi que 8 projets vont ainsi voir le jour. J’ai choisi de rejoindre l’équipe proposant un Point&Clic. J’avais, en effet, déjà eu l’occasion de travailler avec deux d’entre eux lors de la réalisation de Ram Neum Neum.

Vers 21H, nous commençons à débattre sur ce que sera le jeu dans l’équipe. Il n’est pas encore question d’allumer les ordinateurs. C’est brainstorming à grande vitesse, place à l’efficacité. Le projet initial est très largement modelé selon les capacités de chacun. De mon côté, j’avais une certaine inquiétude sur la réalisation graphique. En effet, l’illustration ce n’est pas trop mon truc et le projet en nécessitait beaucoup. C’est alors que l’architecte de l’équipe présente une idée formidable : il va faire une maison en 3D très rapidement et je pourrais rajouter l’ambiance graphique sur les exports 2D. Les développeurs parlent des technos qu’ils vont utiliser, j’y comprends rien, je fais confiance.

Au boulot maintenant !

Le samedi 9H, là on commence à travailler sérieusement. On installe les ordis, et c’est parti. Les développeurs font des lignes de codes dans tous les sens, l’architecte travaille la matinée sur la maison en 3D et moi, je commence les éléments d’interface. On a opté pour une ambiance graphique horreur/glauque, donc c’est parti pour utiliser toutes mes photos de cailloux, rouille, vieux papiers, forêts pour en faire des textures.

La maison est finie !

Ça y est, notre architecte a fini sa maison avec Archicad en un peu plus d’une demi-journée, il a mis les lumières et posé les caméras. Et là, on se rend compte d’un premier problème. Il va falloir faire une trentaine d’écrans et il faut plus d’une demi-heure à nos ordis pour modéliser une seule image avec des jolies textures, c’est beaucoup trop lent. Tant pis, on partira sur des textures lisses, et je ferais chauffer encore plus le photoshop. L’architecte en profite maintenant pour écrire le script (oui, ça peut servir).

Pendant ce temps-là, les codeurs codent…

Voici une petite sélection de avant (textures lisses)/après.

Driiiing, c’est fini

Dimanche 16H, chacun fait sa présentation et il y avait vraiment du niveau. Nous, on fait notre présentation pas exemptée de bugs évidemment (comme tout le monde), mais on a quelque-chose qui fonctionne et on est très fier (comme tout le monde aussi). Les développeurs en ont même profité pour faire une version Windows Phone ainsi qu’une synthèse vocale robotisée. C’était un week-end vraiment sympa où on a bien rigolé, mais une sacré course !

J’en profite pour remercier les organisateurs de la Game Dev Party qui ont fait un boulot monstre.

 

Et moi, je veux jouer ! Je peux ?

Cette semaine, j’ai pris un peu de temps pour en faire une version web, mais vous pouvez aussi téléchargez les fichiers natifs (pour l’instant que du windows, mais le reste va venir)

- Jouer à la version web de A.M. Lost

- Télécharger le jeu

 

Aucun commentaire

Sommes-nous riche grâce à l’île aux poulpes ?

Actus personelles, L'île aux poulpes

Ça y est, après une semaine de gratuité, l’île aux poulpes est passé payante (0,89€) depuis 10 jours, et alors qu’en est-il ?

Comment se divise le gâteau ?

Quand un utilisateur achète une application sur l’AppStore, l’argent n’est évidemment pas entièrement distribué aux créateurs.

Il faut d’abord savoir que déposer une application sur l’AppStore n’est pas gratuit. Il faut se faire un compte développeur avant. Celui-ci coûte 79€/an et permet ainsi de déposer autant d’application que l’on veut (il donne accès à d’autres choses comme les bétas des nouveaux systèmes). Pour Androïd, Google est moins gourmand, il ne demande que 25€ et uniquement à l’inscription.

Sur chaque application vendue, Apple indique prendre 30%, mais seuls 60% est reversé au développeur. J’imagine que les 10% restants sont la TVA luxembourgeoise (Apple étant experte en optimisation fiscale). Étant auto-entrepreneur, nous devons ensuite payer 12% de charges sur les ventes de marchandises et de denrées (d’après ce que j’ai compris).

Voici comment est donc répartie l’argent d’un parent heureux qui a dépensé 0,89€ pour l’île aux poulpes :

Et alors, on est riche ?

Lors de la première semaine, on faisait à peu près 1000 téléchargements par jour, on avait une bonne visibilité et on était gratuit. On s’attendait évidemment à ce que ça chute fortement lors du passage en payant, mais pas autant. En effet, on est ainsi passé à 3 téléchargements par jour.

Les plus matheux d’entre-vous auront ainsi calculé qu’il nous faut vendre l’application pendant 3 mois/an juste pour pouvoir payer l’abonnement développeur, et qu’il nous faudrait un peu près 8 ans pour arriver à rentabiliser notre temps de travail (en comptant que cela nous a demandé à peu près un mois de travail). En gros, ça nous fait du 20€ d’argent de poche par moi à se diviser par deux.

Cependant, on ne désespère pas du tout, bien au contraire. L’île aux poulpes est un véritable terrain d’exploration pour nous, on en apprend tous les jours. De plus, pour un premier pas dans le monde, ça reste une très belle performance et on n’a pas encore joué toutes nos cartes.

Les axes d’améliorations

- Le prix

Nous avons choisi la plus basse tranche de prix pour commencer (0,89€). C’est peut-être tout simplement pas assez cher.

Le 17/11 l’application est passé par erreur à 2,19€  pendant 2 jours. Ce qui a paradoxalement crée une augmentation des ventes. Il est encore un peu tôt pour en tirer une conclusion, mais c’est assez intéressant. C’est d’ailleurs un comportement que j’ai remarqué en vendant mes prestations en tant que graphiste indépendant. Quand on vend quelque-chose de pas cher, les gens s’attendent à avoir un truc pas terrible. En augmentant les prix, on augmente l’impression de qualité. Pour les jeux pour enfants, cela doit rassurer les parents de payer un minimum.

Finalement, il est possible que notre jeu ne soit pas assez cher. L’avantage de l’AppStore, c’est qu’on peut changer de tranche de prix à volonté, ça nous permettra d’affiner au fur et à mesure.

- Les achats in-App

Lors de la période de gratuité, nous avons eu plus de 6000 téléchargements, il peut être intéressant de capitaliser sur ces gens-là plutôt que d’augmenter la clientèle. C’est pourquoi nous pensons ajouter un deuxième niveau qui lui sera payant. Comme ça, ceux qui aiment et qui veulent du « same more thing » seront ravis. De plus, cela nous permettra de pouvoir capitaliser sur les périodes de gratuité. Je pense qu’il est plus intéressant d’alterner des périodes gratuites/payantes plutôt que de le mettre constamment en gratuit, ceci pour avoir des news (« Profitez-en, ce n’est gratuit que aujourd’hui ! »).

-L’iPhone

Il y a beaucoup plus d’iPhone en circulation que d’iPad. Bien que le jeu semble moins bien adapté à ce support, on comporte sur la version iPhone (actuellement en développement) pour augmenter le nombre de ventes.

- La traduction

Pour l’instant, l’essentiel de nos ventes se concentrent sur la France, mais aussi la Belgique et la Suisse. On a les moyens de le traduire facilement en anglais, chinois et allemand, ce qui étendra le marché.

- Les répercussions.

Statistiquement, il faut faire trois jeux pour espérer vendre le premier. À chaque sortie d’un nouveau jeu, on augmente la visibilité du premier. Mon application SwitchLed destinée aux commerciaux de la boite, a ainsi été téléchargé quelques fois alors qu’elle ne présente absolument aucun intérêt. Donc, peut-être qu’on en fera d’autres, c’est sympa à faire, dommage que cela nous prenne tant de temps.

De plus, j’espère pouvoir trouver de nouveaux clients grâce à ça et gagner en réputation. 

Ce graphique montre les statistiques de visites de mon site. Le 5/11 correspond à la sortie de l’île aux poulpes, et le 12/11 à la publication de L’île aux poulpes – notre succes story

 

 

 

1 Commentaire
< >