Conseils pour les
graphistes freelance débutants

J’écris ce message parce que beaucoup de graphistes ne savent absolument pas dans quoi ils mettent les pieds lorsqu’ils se décident à se mettre en tant que graphiste indépendant.

En effet, je trouve que les écoles et organismes de formation n’accompagnent vraiment pas assez l’étudiant lors de son passage à la vie active. La principale préoccupation d’une école, c’est d’avoir un fort taux de réussite au BTS.

Avoir un diplôme, ça permet de gagner en confiance en soi, de se dire qu’on a le niveau minimum, mais c’est tout. Ne croyez pas que votre formation est finie, elle ne fait que commencer (et c’est d’ailleurs ce qui fait la richesse de ce métier).

Malheureusement, les formations sont trop peu nombreuses à préparer les étudiants au monde du travail. C’est fort dommage et ceci pour l’ensemble du corps de métier.

Cela fait plus de 6 ans que je suis graphiste à Lyon spécialisé dans le multimédia et la création de site internet, je suis en indépendant depuis plus de 2 ans, et je voudrais partager mon expérience, car comme beaucoup, je suis tombé dans de nombreux pièges.

Les concours, wiilogo, 99Designs et consorts

De nombreux sites fleurissent sur la toile proposant des concours de graphisme. Le principe est toujours le même : Il y a une demande, de nombreux graphistes travaillent dessus, seul l’éventuel gagnant est payé et voit son projet se concrétiser.

Le fait que ces sites soient de plus en plus nombreux montre à quel point les graphistes sont naïfs et peu préparés. En effet, dans quel autre domaine on fait travailler les gens gratuitement ? Il ne s’agit ni plus ni moins d’une forme d’esclavagisme sur base de volontariat, et non de crowdsourcing. Wikipedia, c’est du crowdsourcing : chacun apporte sa pierre à une construction qui peut servir à tout le monde. Ici, chacun apporte sa pierre, mais la construction n’utilise qu’une seule pierre, ne sert qu’à une seule personne, et toutes les autres pierres sont détruites.

Le principe, c’est : on vous fait travailler, et si le client est content alors il vous paie. Mais ça ne marche pas comme ça : vous ne vendez pas un produit manufacturé, ce que vous vendez, c’est votre temps de travail ainsi que votre accompagnement. Comment accompagner un client dans ces conditions ?

Participer à ce genre de concours, c’est très peu rentable et en plus vous décrédibilisez la profession tout entière. En effet, vous véhiculez l’image que seul le résultat mérite d’être payé.

Mais, il faut bien commencer par quelque-chose.

Là aussi, cela montre que les graphistes débutants sont lâchés à eux-même. On fait un rare métier où on peut montrer ses preuves sans avoir besoin de projets réels. Profitez-en !

Il est beaucoup plus intéressant de s’inventer ses propres sujets afin de montrer le meilleur de soi-même. Rien ne vous empêche de refaire une maquette du site d’amazon, faire une publicité pour Apple ou encore une bannière pub pour Nike. C’est comme ça que vous allez progresser, comme ça que vous allez interpeller votre potentiel futur client avec des : « oh, c’est pas mal ce qu’il fait ! ».

Bien sûr, il ne s’agit pas de mentir à vos futurs clients. Votre travail repose sur le dialogue et la confiance, n’allez pas leur raconter n’importe-quoi. C’est pourquoi, il faut être prudent. Si vous réalisez un logo pour Waterman, précisez, par exemple dans la description de votre site, qu’il s’agit d’un projet personnel. Mais vous pouvez tout-aussi (et c’est fort conseillé) l’envoyer au service marketing de Waterman comme proposition spontanée. Vous pourrez ainsi faire d’une pierre deux coup. Bien qu’il n’y ait que très peu de chances de voir Waterman prendre votre logo (mais pas beaucoup moins que lors d’un concours), si ces derniers aiment votre style, ils pourront vous commander par la suite des petits travaux graphiques. Ils auront conscience que vous n’êtes pas insensible aux valeurs de la marque, et c’est exactement ce qu’ils recherchent. Sur votre site, vous expliquerez ainsi votre démarche, et ça interpellera votre futur client : « dis-donc, ce graphiste ose se lancer à fond ».

Vous voyez, vous avez tout-à-gagner à vous faire un book à partir de projets personnels (le book d’un étudiant est souvent trop scolaire pour une entreprise). En plus, vous montrerez vos sujets de prédilections. Et, au fur et à mesure, vous enlèverez vos projets fictifs que vous remplacerez par ceux de vrais clients, comme moi.

P.S : après en avoir parlé avec pas mal de graphistes, certains pensent que c’est un peu casse-gueule de travailler sur l’identité d’une multinationale et qu’il vaut mieux partir sur une entreprise un peu moins connue.

« Ce n’est pas bien payé, mais ça te fera une expérience. »

N’oubliez jamais que ce que veut le client, c’est de payer le moins possible, donc son argumentaire sur le prix est nécessairement biaisé. Vous n’avez pas besoin de lui pour vous faire une expérience (comme je viens de le démontrer plus haut). De plus, c’est vous qui lui rendez service et non l’inverse.

« Ce n’est pas bien payé, mais je peux te ramener de nouveaux clients »

Si votre client vous dit ceci, dîtes-vous bien que les éventuels clients qu’il vous ramènera considéreront normal de vous payer au même prix. En acceptant de travailler pour un tel client, vous acceptez, de fait, de ne jamais être bien payé.

Vous pouvez éventuellement négocier une ristourne pour ce genre de propositions, mais dans ce cas, il vous faut des garanties. N’hésitez pas à chiffrer avec lui le nombre de personnes qu’il va démarcher en votre nom. Vous vous rendrez compte, le plus souvent, qu’il s’agit de paroles en l’air. Et il sera alors bien plus facile de négocier des tarifs plus élevés (votre client se rendra compte de lui-même que sa proposition est farfelue).

Les appels d’offre payant (withdesigners)

Certains sites comme withdesigners proposent de payer pour accéder à des demande de devis de tout types. Pour les graphistes qui n’ont pas de clients, cela peut paraître intéressant, mais fuyez ces sites comme la peste !

En effet, ce sont les graphistes qui font vivre ce site, car ce sont eux qui payent. Ils ont donc tout-intérêt à ce qu’il y ait un maximum de graphistes pour un minimum de projets. C’est exactement l’inverse de ce que VOUS recherchez. La logique voudrait que ce soit le commanditaire qui paie pour avoir de nombreux devis et non l’inverse.

D’une manière générale, payer pour travailler est une très mauvaise idée.

Les tarifs

Quand on est débutant, on a tendance à vouloir être moins cher afin de se faire une place. C’est un comportement tout-à-fait naturel, mais attention à ne pas se brader et ceci pour plusieurs raisons.

Ne pas être en dessous de son seuil de rentabilité :

Le travail en France coûte cher, il faut en être conscient. Les débutants ont souvent tendance à trouver les tarifs des professionnels trop élevés, mais il faut être en mesure de vivre de son travail. Pour cela, je vous conseille de lire l’article sur le blog de mariejulien Grille tarifaires afin de se faire une idée de ce qu’il se pratique dans la profession.

Je vais vous faire un rapide calcul (partiellement inexacte pour simplifier) qui vous permettra de vous faire une idée. Supposons que vous vouliez vous aligner par rapport au SMIC. Aujourd’hui un salarié au SMIC touche à peu près 1400€/mois (brut), mais ce n’est pas ce que paie son employeur. En effet, celui-ci doit payer environ 2500€/mois avec les charges. De plus, un salarié à le droit à 5 semaines de congés payés (env. 10% du temps de travail), il a des congés maladies et cotise pour le chômage. Ce n’est pas votre cas, donc si vous faîtes un CA de moins de 3000€/mois, vous serez en dessous du SMIC. On travaille environ 20 jours/mois ce qui fait 150€/jour. Un très bon indépendant, avec beaucoup de clients, ne facturera jamais plus d’un jour sur deux. Donc si vous facturez 300€/jour, vous pouvez espérer prétendre au SMIC. Est-ce-vraiment ce que vous voulez ?

Facturer en dessous de 300€/jour, c’est faire de la concurrence déloyale et ne pas pouvoir vivre de son travail. N’oubliez jamais qu’un jour vous ne serez plus débutant ! Et que, comme moi, ça vous énervera de perdre des clients parce qu’un graphiste concurrent accepte de travailler en dessous de son seuil de rentabilité. Les débutants proposent souvent des tarifs complètement délirants à moins de 100€ la journée. Il faut toujours avoir à l’esprit qu’on ne travaille pas pour gagner un peu d’argent mais pour gagner sa vie.

Un autre article intéressant sur le sujet de Jonathan Path : La mentalité qui façonne des freelances low-cost

La qualité a un prix : augmenter ses tarifs, c’est gagner en crédibilité !

Imaginez que vous voulez offrir un lecteur MP3 à votre conjoint. Vous n’avez pas un gros budget, mais vous voulez acheter quelque-chose de correct qui fera plaisir. Vous vous retrouvez au magasin devant deux produits intéressants. L’un coûte 5€ et l’autre 25€, lequel allez-vous choisir ? Celui qui coûte 25€ est 5 fois plus cher et pourtant, il y a de fortes chances que ce soit celui-là que vous allez acheter. L’autre donnant une image d’une mauvaise qualité. On risque donc de perdre des clients en n’étant pas assez cher.

Le prix n’est évidemment pas le seul critère, mais c’est effectivement un critère qualitatif. Ce n’est d’ailleurs pas juste une impression : si votre client vous paie correctement, vous n’aurez vraiment pas envie de le décevoir donc vous allez mieux travailler. Et c’est celui-là qui parlera de la qualité de votre travail à ses relations. Vous aurez donc tout à y gagner, et lui aussi.

Mais comment trouver des clients alors ?

Éternelle question que voilà, et ce n’est vraiment pas la plus simple. La solution miracle, je la cherche encore. Un indépendant qui réussit, ce n’est pas seulement parce qu’il est bon dans son domaine, mais aussi beaucoup parce qu’il est bon commercial. C’est triste à dire, mais si vous ne savez pas vous vendre, il va falloir apprendre car sinon, vous n’avez aucune chance. On est nombreux sur le marché, faire sa place n’est pas des plus aisée.

Se spécialiser

Et oui, on ne peut pas être bon partout : il vaut mieux se spécialiser dans peu de domaines. On est très vite catalogué, certains amis graphistes ont par exemple des difficultés à faire autre chose que des publicités pour des articles alimentaires. On se vend d’ailleurs nettement plus facilement en tant que « graphiste web » qu’en tant que « graphiste print, web, iphone, ipad, création d’affiche 4×3, réalisation de catalogue… » Bref, comme dans la réalisation d’un emailing, il faut savoir concentrer son argumentaire commercial sur peu de points afin de proposer une offre claire.

Faire marcher son réseau.

Beaucoup de graphistes débutants considèrent qu’ils n’ont pas de réseau. C’est faux ! Le réseau commence par sa famille, les amis de son oncle, ses anciens collègues, anciens copains d’écoles, bref tout ce qui vous entoure de près ou de loin. Il faut que ce réseau soit au courant de votre activité. L’usage des réseaux sociaux comme Viadeo ou encore Linked In peut aider, mais ça ne fera pas tout. Ils servent surtout à entretenir un réseau existant. Car ce n’est pas tout d’avoir un réseau, il faut l’entretenir : parlez de vous dans les soirées, participez aux conférences, rencontrez du monde…

S’entourer de différents corps de métiers

Vous ne savez pas tout faire, c’est un fait. Mais vous pouvez faire travailler d’autres indépendants qui eux savent faire. Pour le client, ça ne sera pas plus cher (il paiera un autre indépendant plutôt que vous) et pour vous, ça vous permet d’accepter des projets qui dépassent vos compétences.

De plus, ces indépendants apprécieront que vous leur donniez du travail et il y a de fortes chances qu’ils vous renverront l’ascenseur.

Pour ma part, j’ai négocié des commissions avec d’autres indépendants (et même d’autres graphistes qui me secondent). Ainsi, comme je m’y retrouve financièrement à leur fournir du travail, je n’hésite pas à le faire. Et évidemment, c’est réciproque.

Démarcher

Et oui, il va bien falloir le faire : décrocher son téléphone, appeler, répéter 100 fois la même réplique, encaisser 99 refus amicaux, et puis le coup de chance qui paie. On peut aussi aller directement démarcher au porte-à-porte, mais c’est vraiment difficile. Le meilleur démarchage, c’est celui qu’on ne fait pas : c’est vos clients qui parleront le mieux de votre travail. Donc une fois qu’on a un client, il faut le chouchouter.

Relancer…

C’est pas le tout d’avoir eu un client une fois, il faut arriver à le fidéliser. Le relancer régulièrement, prendre des nouvelles (l’humain compte énormément), ça peut payer. Les fêtes de fin d’années approchant, ce n’est pas mal d’envoyer une carte de vœux par exemple.

Avoir un bon site

Avoir un site pratique qui présente joliment ses travaux est aussi d’une grande aide. De nombreux services permettent à ceux qui ne savent pas faire, de se faire un site sans tripatouiller le code.

Référencer son site

Je travaille régulièrement au référencement de mon site (par exemple sur cet article, tous les mots-clefs renvoient sur mes travaux), je peux ainsi me vanter d’être en première page Google sur des recherches comme « graphiste iphone », « graphiste indépendant lyon », « graphiste freelance lyon », mais force est de constater que ça n’apporte pas tellement de clients intéressants. C’est surtout les particuliers et PME à faible budget qui font des recherches de prestataires sur Google.

Bloguer / Twitter / Facebook

C’est un bon moyen de gagner en visibilité et d’entretenir son réseau. À condition, évidemment, de publier du contenu intéressant. C’est une des raisons qui m’a motivé à écrire cet article.

Faire des projets perso et communiquer dessus

J’ai beaucoup gagné en visibilité en faisant des jeux dans mon temps libre comme L’île aux Poulpes (jeu iPad & Androïd pour les enfants) ou A.M. Lost (jeu réalisé en un week-end).

L’alternance, c’est ta chance

Ne commencez jamais votre vie active par du freelance. Les premières missions n’amèneront généralement à rien de concret. On a l’impression de travailler pour de l’argent, mais généralement, ce n’est pas le cas. On passe beaucoup trop de temps (car on n’est pas préparé) pour un résultat souvent peu concluant (quand ce n’est pas l’abandon pur et simple du projet).

Si possible, optez pour une formation en alternance après votre premier diplôme (BTS). Ça permet d’avoir une meilleure formation et une première expérience. L’entreprise paie la formation, recherche uniquement des débutants, et, si à la fin, elle est contente de vous (et qu’il y a un besoin), elle ne va pas s’embêter à former une autre personne. Ça débouchera sur un poste en CDI. C’est du gagnant-gagnant ! Bien sûr, certaines entreprises ne jouent pas le jeu, mais dans ce cas, vous aurez au moins une belle ligne sur votre CV.

 

68 réflexions au sujet de « Conseils pour les
graphistes freelance débutants »

  1. Bonjour Thomas,
    je me permets de rebondir sur le paragraphe que vous consacrez à Withdesigners. En effet, l’accès aux coordonnées des clients est payant – c’est un service commercial externalisé que nous proposons. Nous prenons beaucoup de temps pour démarcher les clients, pour qualifier avec eux leur projet, déterminer avec eux quel est leur besoin, quel prestataire sera le mieux à même d’y répondre… Nous refusons les projets qui ne sont pas assez mûrs ou pour lesquels le budget n’est pas suffisant, tout en expliquant à chaque fois au client les raisons qui font que la création coûte ce qu’elle coûte, quelles charges les freelances doivent payer… C’est ce temps que nous passons à démarcher que nous nous faisons rémunérer, et c’est surtout autant de temps passé à travailler sur des projets pour le créatif, plutôt que dans la course au client.
    Seuls deux à quatre personnes sont mises en relation avec le client, donc au final, il n’y a que ces deux à quatre personnes qui payent pour chaque projet. Ils ne doivent pas fournir de travail gratuit en amont, puisqu’ils sont sélectionnés sur la base de leurs travaux et du portfolio qu’ils ont mis en ligne sur le site.
    Nous avons également une offre qui est payante pour le client mais pas pour le designer, lorsque les projets sont confidentiels et nécessitent un accompagnement très poussé.
    Nous faisons notre maximum pour que des projets toujours plus nombreux rentrent, nous n’avons pas du tout intérêt à en proposer peu ! Bien au contraire !
    Libre à chacun de choisir de faire lui-même son démarchage client ou de le déléguer à un tiers, libre à chacun de fonctionner comme il le souhaite ! De nombreux designers nous font confiance et sont satisfaits de notre service, ils nous recommandent à leurs collègues, ça n’est sans doute pas pour rien !
    Bien à vous,
    Elise

  2. Bonjour Élise, merci pour votre réponse.
    C’est très intéressant d’avoir votre point de vue.

    Effectivement, mon paragraphe est assez incisif, je m’en excuse. Il est vrai que votre business n’est en rien comparable aux concours gratuits. Je ne critique pas le travail qu’il y a derrière, il est sûrement assez important (déjà de répondre aux blogs, ça doit prendre du temps).

    Néanmoins, je ne pense pas que votre solution soit intéressante pour des débutants.
    Pour un débutant, c’est beaucoup trop cher (environ 50€ pour envoyer un devis de 1500€). Si la short-list est de 5 personnes, ça nous fait, en moyenne, un investissement de 250€ par contrat ! Ça donne l’impression de jouer à la roulette avec des grosses mises. Surtout qu’il faut payer 200€ minimum juste pour voir comment ça marche.

    Et puis, je ne crois pas que vous faîtes dans le conseil. Si vous refusez un devis, vous ne justifiez pas votre refus. Quand je travaille pour une agence et que mon devis n’est pas en adéquation avec la demande, elle me le dit et je peux l’ajuster. Et pourtant, je ne paie pas l’agence.

    En fait, vous feriez comme une vrai agence, c’est-à-dire, de marger sur la facture et non sur plusieurs devis, ça changerait la donne.

  3. Bonjour Thomas,

    Merci pour ce post trés complet.C’est vrai que ce n’est pas à l’école que l’on obtient ce genre d’informations spécifiques…et que quand l’on en sort on est un peu laché dans la nature …
    Je viens de lire attentivement tout vos conseils et je vous remercie pour cette clarté de rédaction. C’est vraiment intéréssant.
    J’ai été diplomée en septembre (DNAT, et avant ça un BTS) et je termine un stage de 3 mois en maisons d’édition. J’ai dans l’idée de travailler en freelance tout de suite, car je pense avoir l’énergie et la motivation pour, mais peut être pas l’expérience; Or j’ai justement envie de dévellopper une expérience de free plutôt que de démarrer en entreprise….Pensez vous qu’il est dangereux de se lancer en freelance tout de suite après l’école ?

    Merci.

  4. Dangereux ? Tu ne risques pas grand chose, à part ne pas gagner ta vie.

    De toutes façon, ce que tu feras en tant que freelance te rajouteras des expériences dont tu pourras te vanter en entretien d’embauche. Ça t’apportera une certaine autonomie qui sera appréciée. Tu auras énormément besoin de confiance en toi. Tu vas faire beaucoup d’erreurs, mais c’est un apprentissage.

    Je te conseille de te mettre en free, mais de regarder les petites annonces en même temps. On ne sait jamais, histoire de ne pas rater une offre pleine de débouchées. De toutes façon, on ne peut pas dire que le secteur recrute à tout va en ce moment.

    La grosse difficulté de commencer en free tout de suite, c’est que tu n’auras pas le point de vue d’un autre professionnel sur ton travail. Et ça risque de te faire défaut par moment vue que tu manques nécessairement de maturité professionnelle. N’hésite pas à montrer ton travail à d’autres (anciens de l’écoles, pros de ton entourage) avant de le présenter à tes futurs clients. Ça t’évitera quelques déboires.

    En tout cas, je te souhaite bonne chance !

  5. Merci de partager cette expérience. A ce sujet, le métier de designer graphique indépendant est très différent de celui exercé en agence, en tant que salarié j’entends, pas sur le fond qui est le même mais sur la forme. Il faut gérer la clientèle, les budgets, la veille, les factures et tout ce que tu as évoqué dans ton article. Ça n’est pas si simple, c’est souvent apporteur de beaucoup de difficultés, mais c’est la liberté qui prévaut.

  6. [« Participer à ce genre de concours, c’est très peu rentable et en plus vous décrédibilisez la profession tout entière. En effet, vous véhiculez l’image que seul le résultat mérite d’être payé. »]

    Hum. Quand tu es graphiste cela veut dire que tu aimes ton métier. Que tu exerce ton métiers avec une passion derrière ! Je ne comprend vraiment pas en quoi le fait de produire avec un plaisir un travail graphique pour un concours dénaturerais notre si beau métier.
    Frustration d’un échec antérieur ?

    Je pense au contraire que ce genre de concours peuvent justement apportés beaucoup aux graphistes débutant qui peuvent trouver de l’inspiration dans leurs futures créations via les travaux des autres , voir même gagner ce concours pour leurs donner une « vraie » motivation en plus.

    Si tu n’aime pas faire de créations sans de réelles récompenses à la fin c’est que , pour moi , tu n’as pas bien compris le concept du Graphiste.

    Peace ! 😉

    1. C’est la différence entre un hobby et un métier.
      Si tu n’attends pas de récompenses à la fin, pourquoi faire un concours ? Pourquoi accepter de faire gratuitement ce qui doit être rémunéré (puisque ça apporte une plus value à l’entreprise qui organise le concours) ? Pourquoi travailler bénévolement pour des causes qui ne sont pas les nôtres ?
      Justement, j’encourage les débutants à se lancer dans des projets fictifs et personnels. Mais, si c’est pour le compte d’un autre, cela doit être rémunéré.
      Si tu aimes ton métier, tu espères que celui-ci te fera vivre toute ta vie. Travailler gratuitement, c’est admettre que son travail ne vaut pas d’argent. C’est donc admettre que ce n’est pas un vrai travail, que c’est juste un loisir. De plus, tu participe involontairement à la dégradation des conditions de travail de ceux qui veulent vivre de leur travail, soit de toute la profession.

  7. Bonjour, j’ai lu avec beaucoup d’attention votre article et je dois dire que ça m’aide beaucoup… mais helas, bien que je sois un graphiste confirmé avec un esprit creatif avéré.. je ne n’arrive pas a vraiment m’en sortir avec ces clients qui payent toujours bas….
    je suis graphiste designer pour le compte d’une entreprise a bamako mali.. franchement je sais pas quoi faire pour vraiment vivre et profité de mon metier..
    QUE FAIRE

  8. Hello ! Je recherche un graphiste…par contre c’est difficil de me decidé. C’est quoi la différence entre un freelance et graphiste non freelance, en fouillant j’ai atteris sur ce site expliquant ce qu’est un graphiste freelance mais il me semble vraiment non qualitatif et n’a n’a pas résolus mes besoins.
    Au final un graphiste reste un graphiste, freelance ou non c’est pour ça que je ne pige pas trop et qu’il m’est impossible de me decider, et pour ne pas m’aider dans mes connaissances c’est indecis, ça va du avec un freelance a toi les soucis et avec un freelance tu paiera moins chere jusqu’a avec une agence ça sera plus rapide donc bon… quelle est vraiment la difference alors svp =) ?

  9. Bonjour
    Tout d’abord, je tiens à remercier Thomas Ruffier pour ce billet très intéressant qui va même au-delà du simple domaine de l’infographie car il touche également au Marketing et à la compta, même basique. Ce qui est idéal pour quelqu’un infographiste débutant. Bravo.

    Pour répondre à Félix, je dirai que je ne vois pas trop la différence, si se n’est peut être que certains freelances exercent ce métier comme second petit boulot et ne tarifient pas comme il se doit. Ce qui pourrait laisser à penser que les freelances ne sont pas sûrs. Sinon, la plupart des « freelances » sont un peu partout au moins des entreprises individuelles ou avec des statuts qui s’y apparentent.

    Que vous soyez freelance ou pas, si vous êtes info(graphiste), ça signifie que vous pouvez faire le travail. Donc la dénomination freelance ou pas ne doit pas poser problème.

    Merci

  10. je suis graphite et j’ai déjà eu à travailler dans plus de 3 grandes agences de mon pays et le temps passé dans ces agences n’excède jamais trois mois.Je me demande si c’est le fait de ne jamais eu à signer de contrat qui justifie cette situation ou je ne suis pas assez près pour bosser dans une agence et pourtant j’arrive à bien m’en sortir en freelance car tous les clients que je rencontre ont toujours apprécié mes créations. Aidez moi svp

    1. Salut Jermain.

      Si les clients apprécient tes créations, c’est déjà un très bon début. Je ne sais pas de quel pays tu es, mais sache que même chez moi, la politique des agences de com est quasiment identique : faire tourner le maximum de graphistes pour de très courtes périodes. L’embauche n’est pas une priorité pour celles-ci.

      A mon avis, lance-toi en freelance, d’autant plus que tu as déjà, je crois, quelques clients qui apprécient tes travaux. Cible ta clientèle et soit professionnel, tu te feras une place par ton travail, ta persévérance et ton sérieux.

      Moi, quand je me suis lancé en freelance en 2008, j’ai ciblé les PME et associations diverses (syndicats, mutuelles, ONG, associations, etc.). Le budget était certes moins important que celui des clients des agences de com, mais je pratiquais des tarifs à la dimension des tâches qu’elles me demandaient. Et je m’en sors très bien jusqu’à présent. Le travail abattu auprès de cette cible depuis ces années a convaincu une très grande entreprise franco-belge (dans le domaine des agro-ressources) pour la laquelle nous sommes en train de finaliser l’identité visuelle en vue de son installation ici.

      Se lancer en freelance ne garantit pas le succès immédiat, mais au moins cela te permet de commencer à bâtir ton entreprise, et t’évite de nomadiser d’agence en agence. Commence en freelance, ton travail et ta persévérance feront de toi une agence de com demain, si tu en as envie.

      Si tu as une autre préoccupation, n’hésite pas. Pose-la. Bonne soirée.

      Roland Eburpress

  11. Bonjour à tous et merci pour tout ces precieux conseils!
    Je suis tout nouveau dans le monde du graphisme feelance et je n’ai malheureusement pas encore beaucoup de client.
    Je souhaiterai donc promouvoir mon activité par le biais d’une distribution de flyers.
    D’après vous cette méthode est elle bien vue vis a vis des potentiels clients?
    Je vous ait aussi un lien vers mon site, dites moi ce que vous en pensez 😉

    http://www.ascreativedesign.fr

  12. Bonsoir Antoine

    D’abord, j’ai vu ton site Web. Il est simple et très beau. De plus, tes services sont très bien présentés et très clairs. Pour un « débutant », tu fais déjà très bien les choses.

    Pour le problème que tu poses, c’est-à-dire promouvoir ton entreprise via la distribution de flyers, je dirais que tout dépend de la clientèle que tu vises. Si tu vises des petites entreprises, des artisans, autopreneurs, etc., cela ne pose aucun problème a priori puisque l’objectif est d’informer sur ce que tu fais.

    Mais si tu vises de plus grandes entreprises, je crois qu’il est impératif d’aller au-delà du flyer. Car pour elles, il faut certes informer, mais surtout avec la menière, pour ne pas dire le prestige, de sorte que tu sois pris au sérieux. Propose par exemple une chemise à rabats personnalisée qui reprendrait tes services et dans laquelle tu pourras inclure si possible tes tarifs.

    Dans tous les cas, le support de communication n’est qu’un outil pour promouvoir ton entreprise et aguicher le client potentiel. Décrocher un rendez-vous commercial où tu pourras vanter tes services est une étape importante pour décrocher un marché, donc avoir des clients.

    Roland Eburpress

  13. Romain Flk dit :
    Si tu n’aime pas faire de créations sans de réelles récompenses à la fin c’est que , pour moi , tu n’as pas bien compris le concept du Graphiste

    Bonjour à toutes et à tous, non Romain pour ce que vous avez dit. Vous n’êtes pas à l’école à faire des travaux gratuits pour un beau book, vous êtes en face de professionnels clients qui ont une demande, étant vous-même un professionnel.

    Vous êtes dans une logique de contrat à honorer. Comme vos parents, amis et consorts, toutes celles et ceux qui travaillent le font pour un retour financier. Ou alors, vous gratifier l’esclavagisme ?. Même dans le travail au noir, ce retour financier est présent, quel que soit la somme. Mon avis : parlez-en à vos parents et amis pour avoir leur opinion sur le travail gratis, via internet, sans retour financier derrière… et tenez-nous au courant des résultats… ça coule de source, nous les connaissons tous déjà !

    Le concept du Graphiste est de servir ces clients avec en retour le coût de sa ou ses prestations. Et ceci dans tous les métiers en France. Il est préférable de faire un faux book, idem à celui à la sortie de l’école, faux book que l’on va présenter aux agences pour obtenir un stage ou avec de la chance un job. Dans le premier, c’est gratifiant pour les deux parties, avec peut-être le bonus à la fin de décrocher un job comme ça m’est arrivé et d’avoir, en parallèle, constituer un book professionnel. Travail certes gratuit, mais c’est un stage ! Dans le second, c’est le job direct … en étant payé au final, bien sûr !

    Passer par ce genre de site est un piège car le retour est nul pour le temps de création, réflexion, exécution. Alors autant que ce soit pour mon book. Cela revient au même ! Mais au moins, je sais que je travaille pour MOI et pour pour quelqu’un d’autre GRATOS. Dans le monde du travail, personne ne travaille gratis. Si vous en connaissez, cela nous intéressent tous d’avoir leur opinion et point de vue… et surtout comment ils en vivent… et si c’est pour constituer un book, jusqu’à quand le travail gratis ? et quelles sont les retombées s’ils cherchent du boulot ?

    Frustration d’un échec antérieur ?
    NON, par contre, le fait de travailler et de ne pas avoir de retour financier, OUI. Et ce ne sont pas des louanges, félicitations, ça sera mieux la prochaine fois, et blablabla, du genre méthode Cahusac (et on a vu le résultat) qui vous feront progresser. Il est plus intelligent de prendre des réalisations déjà faites, de les remodeler gratuitement et de les mettre dans son book que de bosser, via un site, sur des dossiers également gratuitement, mais qui rapportent de l’argent aux commanditaires, sauf à VOUS.

    C’est incompréhensible d’avoir ce genre de position et point de vue dans le monde travail. Cela ne peut que dégénérer. C’est l’inverse qu’il faut faire. TOUT TRAVAIL QUEL QU’IL SOIT MERITE REMUNERATION, QUELLE QU’ELLE SOIT !

  14. Tout à fait d’accord avec les commentaires sur les concours : déjà quand quelqu’un te dis « ca n’est pas payé, mais ca sera bien pour ton book » alors que tu as 10 ans d’expérience, c’est odieux. Mais quand tu dis à 50 Graphistes en meme temps « ce sera bien pour votre book » et que vous ne recevrez que des coupes et des médailles virtuelles a moins d’etre le seul et unique gagnant (enfin un peu perdant quand meme, 250 $ le logo, c’est pas cher payé pour quelquechose qui va dicter toute la communication visuelle d’une entreprise qui fait souvent 100 à 1000 ou 10000 fois plus de chiffre par an) …. C’est carrément de l’esclavagisme. Ca revient à dire à un chanteur, « tu devrai etre fier et passionné de chanter, les applaudissements devrai te suffir ». Ca revient aussi à demander à 50 menuisier de te faire une magnifique biblioteque sur mesure, et au final tu n’en choisi qu’une. Ca parait choquant si on applique la meme logique a d’autres métiers ! Bref, j’ai eu une breve et mauvaise expérience avec logotournament à ses débuts, il y avait une sale ambiance de compete et de vol d’idée entre les graphistes, les seuls qui s’en sortaient reservaient à chaque fois les meme templates de logo en modifiant juste les couleurs, au détriment du client qui fini avec un icon qu’il aurait pu trouver dans word en rajoutant un reflet …

    Mais, malheureusement, cette pratique est cournante dans le monde des grandes entreprises : les appels d’offres, les « pitchs », mais je les évite au maximum, a moins que je recoive une invitation motivée. L’expérience m’a appris que les jeux sont souvent faits avant meme que commence la mise en concurrence, et que certaines personnes sont dans l’obligation de montrer à leurs supérieurs qu’il ont eu 3 offres, alors qu’elles ont déjà choisi. Seuls les archi arrivent à bien impacter sur leur facture les nombreuses concours perdus.

    Mais je dois dire que cet article est tres bon, je suis tombé dans de nombreux pieges moi-meme. Je n’ai jamais été employé, et heureusement qu’un intervenant de mon uni, bienveillant, m’a fillé du boulo des le début en imposant des tarifs normaux qu’il pratiquait avec d’autres freelance.
    Pour ma part, bien que je n’ai démarché qu’une seul fois dans ma vie, j’ai toujours beaucoup trop de boulo, mais je m’en sort à peine financièrement. C’est un bien un probleme pour facturer le temps que je passe et pour faire valoir mon travail. Je dois aussi apprendre à ne fournir une qualité de travail et de concept qu’à la hauteur du budget, et pour un perfectionniste comme moi c’est un vrai probleme. De plus, je me culpabilise souvent en me disant que je suis plus lent que la moyenne, que je ne devrai donc pas facturer toutes mes heures, etc etc…

    Etant donné que je me spécialise dans les services 100% sur mesure, j’ai du mal à me faire à l’dée de « vendre » un produit (tarifé), qui se négocie (comme dans le business) au lieu de facturer mes heures. Et pourtant, ca ne me réussi pas très bien. Vendre un « produit » pourrai me motiver par example à finir en avance et gagner autant en moins de temps. Mais dans la réalité je tombe à chaque fois dans des travers de perfectionnisme.

    Bref, je ne devrai pas utiliser cet article pour faire une psychothérapie. Pour des gens comme moi, il serai interessant d’élaborer cet article sur les points suivants, des qualités requises pour les freelance :

    – Auto-discipline, capacité à gérer son temps, les deadlines et la rentabilité, les horaires de travail
    – Capacité à communiquer verbalement et par email pour vendre ses idées au client au fur et à mesure du projet
    – Capacité d’écoute du client et de travail collaboratif, sans pour autant juste faire ce qu’il veut, qui est rarement ce dont il a besoin
    – capacité à apprendre de maniere autodidacte, avec pour seule ressource internet
    – accepter le manque de securité, l’inconnue, l’instabilité, et ‘avoir confiance en soi et en l’avenir
    – Capacité d’organisation et de planification, meme quand tous les projets viennent en meme temps et de gestion des priorité, du stress. Faculté à s’adapter tres rapidement en cas de contretemps, c’est quotidien.
    – Capacité à trancher, souvent, sont propre travail : vous n’avez pas de supérieurs à qui montrer les versions avant d’envoyer au client, qui pourrait se retrouver avec de trop nombreuses possibilités et biensur choisirai la pire.
    – abilité pour la prise de recul, la remise en question, mais confiance en soi
    – Une compréhension d’autres métiers des arts graphiques : l’imprimerie, la programmation, … tout ce qui est de l’ordre de la production et qui pose donc les contraintes de la conception
    ….

    Cela fait encore appel à de nombreuses compétances : en somme on se retrouve a devoir réunir en une seule personne, les compétences de toute une agence : la direction, la compta, les ressources humaines, les account managers pour la relation client, les commerciaux pour avoir de nouveau mandats, les managers de projets, le directeurs artistique et meme parfois le geek de service qui doit résoudre tous les petits problemes techniques qu client.

    Certaines de ces compétances peuvent s’apprendre en entreprises. Il est mieux d’etre employé pour devenir freelance que le contraire. Mais je n’en ai jamais eu l’occasion au début (5 entretiens infructueux), et finalement je n’ai plus jamais vraiment voulu chercher un emploi par la suite.

    Bonne continuation!

  15. Merci de vos retours, c’est très intéressant de voir ce que pense les autres.
    Un freelance en echec a tendance à s’isoler, alors qu’il faut, au contraire, discuter et débattre avec d’autres.

    Max : Moi aussi, j’ai fait beaucoup des erreurs que j’ai listé dans cet article, c’était d’ailleurs justement le propos de celui-ci. Éviter aux prochains de reproduire le même schéma.

  16. Bonjour à Thomas,
    D’abord merci pour tous ces conseils, ça m’a donné des idées pour progresser.
    Pour ma part je suis graphiste auto-entrepreneur depuis mi-2010 mais j’ai du mal à vraiment en vivre. Sans véritable expérience en agence, j’essaye de me former pour progresser (via des tutos gratuits, voir payants). Malgré les retours positifs sur les travaux que j’effectue, je manque encore de confiance en moi (peut être dû à mon niveau d’études : BAC Pro). Du coup, je me pose des questions : faut-il que je reste indépendant ? ou postuler aux offres d’emploi ? ou bien encore faire une formation qualifiante ?
    Je pense que j’ai besoin d’un avis sincère d’une personne du milieu car je suis un peu à un tournant dans ma vie professionnelle.
    Voici mon site : http://www.nicolasfalvard.com

  17. Bonjour, moi j’ai une question concernant la facturation, par quels moyens passez vous?
    Je suis salarié ds une entreprise mais j’ai des propositions de tps en tps pour des petits projets à travailler les soirs ou weekend.Le probleme c’est que je ne sais pas comment me facturer?
    Société de protage? créer une auto entreprise? (etant donné que c’est loin d’etre mon revenu principal je ne veux pas perdre mes droits au chomage en cas de soucis, je ne sais donc pas quoi faire)

    Merci pour votre aide 🙂

  18. Que de précieux conseils. C’est vrai que je vois beaucoup de jeunes indépendants qui se lancent et arrête au bout d’un an ou deux, faute de pouvoir vivre de leur activité. C’est vrai qu’il ne fait pas brader son travail, cela ne rend ni service à soi, ni à sa corporation.

  19. Bonjour,j’ai creer mon site,il est en cours pour etre en ligne avec mes creations. J’ai creer une carte de visite et des lettres adhesifs a mettre sur un rideau de commerce et je voudrais savoir comment facturer mon travail. Ya t-il des papiers a remplir et ya t-il des factures a payé,es cher pour devenir graphiste freelance ?

  20. Good job.
    Cependant je pense avec un petit peu d’experience que la meilleure solution pour trouver des clients, est de sortir, se confronter à la réalité du marché et éviter de perdre son temps derrière un ordinateur (un outil de production ?).

  21. Bonjour,

    Tout d’abord, je voulais vraiment remercier Thomas pour cet article très intéressant et très utile : une belle initiative solidaire envers tes confrères.

    Je suis encore jeune entant que professionnel freelance (professionnel tout court en réalité), 2 ans que j’ai sauté le pas mais je me permets de laisser un commentaire pour deux raisons : faire part de mon expérience heureuse et malheureuse pour ceux à qui ça pourrait servir ^^ et poser une petite question.

    MAUVAISE RENCONTRE

    Je suis tout à fait d’accord avec toi, Thomas, quant au site qui te demande de payer contre une visibilité des offres, j’en ai moi-même fait la douloureuse expérience avec GRAPHISTE ONLINE. J’ai dû, sens doute, aller sur leur site lorsque je cherchais des concours à me mettre sous la dent… ce qui leur ont permis de ma démarcher par téléphone. Quelques promesses et quelques mensonges plus tard : « on manque de graphiste ! », « les prix indiqués sont un minima pour vous protéger, on ne peut pas descendre plus bas ! » etc. me voilà embarquée pour 6 mois. SAUF QUE, nous sommes des centaines sur le site la concurrence est donc exacerbée, les débutants qui n’ont pas encore beaucoup de référence à montrer se font littéralement bouffer par les autres. Les prix se négocient en dessous du prix minimum conseillé par le site. Donc pour quelques-uns qui accepte de travailler pour rien (car en plus des 300 euros pour avoir une visibilité sur les offres et pouvoir y répondre, il y a 15% reversé au site lors de la conclusion d’un devis) il y en a des centaines d’autre qui l’on dans les dents. Attention également à la RECONDUCTION TACITE : après 6 mois, je croyais que ma douloureuse leçon serait apprise et digérée, quel n’a pas été mon plaisir de me rendre compte que l’aventure à continuer 6 mois encore car je n’avais pas envoyé de lettre demandant mon retrait du site 30j avant la fin de mon contrat.

    CA M’A BIEN AIDEE AU DEBUT

    J’ai débuté dans une coopérative car je ne me sentais pas de me lancer sans filets et ça m’a bien aidée. J’habitais à Paris à l’époque et l’une des plus grosses coopératives là-bas se nomme COOPANAME. Ça m’a permis d’être accompagnée dans les premiers temps : tuteur, ateliers (faire un business plan, comment se présenter, faire des devis et factures etc.). Ça m’a aussi permis de rencontrer des gens dans une dynamique et avec des questionnements similaires… j’ai eu mon premier contrat grâce à mes rencontres à coopaname. Le moins est que entant que salarié tu pays beaucoup plus de charge… c’est ce qui m’a fait arrêter entre autre…

    UNE PETITE QUESTION

    J’ai un peu honte de demander ça après 2 ans d’expérience car j’imagine que c’est le B.A. BA et je m’excuse d’avance si quelqu’un a déjà répondu plus haut dans les commentaires à une question similaire que je n’aurais pas vu mais CONNAITRIEZ-VOUS UN LOGICIEL GRATUIT (OU PAS) POUR CREER DE BELLE MISE EN SITUATION DE PROJET PRINT ET WEB ? Je vois beaucoup de graphiste avec de belle mise en situation de leur projet, moi je fais ça à la main : c’est long et moins beau…

    Merci aux courageux qui put lire tout mon blabla 😉 et aux réponses éventuelles !

      1. « mockcups » !! héhé merci je me disais bien qu’il devait y avoir un mot clef derrière ma recherche…

        Merci beaucoup pour ta rapidité 🙂

  22. Bonjour,

    Je suis ravie de tomber sur ce post au moment où j’allais m’inscrire sur graphiste online. En lisant le commentaire de Owena Cabannes, je reste perplexe quant à mon abonnement. Merci de m’avoir éclairer sur ce point, j’avoue que les offres sont très alléchantes mais il faut prendre en compte différents paramètres.

    Je remercie également Thomas Ruffier pour ce post.

    Bonne continuation à tous.

  23. Bonjour Thomas, et un grand merci pour cet article complet et très intéressant!
    Issue d’une courte formation de graphiste, je compte aussi me « lancer librement » mais je ne sais absolument pas vers où ou qui m’adresser…
    On m’a parlé de chambres de commerce, de maisons des artistes, et j’avoue que je suis un peu paumée…
    Pourriez-vous me débriefer l’essentiel des toutes premières démarches?

    1. tu dépends de la chambre des métiers et de l’artisanat, vas les voir, d’autant qu’ils proposent des petites sessions de formations très utiles. tu peux aussi appeler la maison des artistes, mais bon courage : ils ne répondent jamais !
      c’est pour ça que je conseille plutôt de commencer en auto entrepreneur. Mais essaie de travailler en entreprise avant, c’est plus facile !

  24. Bonjour Thomas,

    je profite de votre post très intéressant pour vous poser une question.

    Je ne sais plus où j’ai lu cela et je me demande si c’est vrai ?

    Infographiste, j’ai un client qui me commande une maquette pour un prospectus et me demande également si je peux m’occuper de l’impression.
    J’ai carte blanche pour désigner l’imprimeur qui se verra confier l’impression du prospectus.

    Et c’est la où je veux en venir, puis-je demander à l’imprimeur une sorte de compensation financière pour lui apporter du travail avec mon client ?
    Je ne sais pas si « compensation financière » est le bon terme.

    Cordialement, Nicolas.

    1. Bonjour Nicolas,
      Oui, tu peux demander à l’imprimeur de majorer sa facture en pourcentage et qu’il te la répercute. Il suffit de téléphoner avec ton imprimeur pour en convenir.

  25. Wow!

    Merci pour ce superbe article Tes conseils sont sages et très encourageant pour une personne qui vient de quitter son emploi et depuis quatre semaines à sauté sans filet dans le monde magique du travail Freelance. J’avais quelques difficultés à définir ma grille tarifaire, mon tarif à l’heure et mon type de prestation. Je suis au Québec (Canada), mais originaire de Lyon et je suis enchanté que les réponses me soient venues du pays. Par contre j’hallucine sur le montant de charges sociales que vous avez en France!!! LOL Vous devriez venir bosser au Québec, c’est plus intéressant!

  26. Bonjour Thomas!
    Je ne vous remercierais jamais assez d »avoir publié cet article si intéressant. Je suis de Madagascar et malgré mes 20 ans et plus d’expérience dans le domaine de l’illustration et du graphisme, je me sens un peu lésé (tout comme mes collègues malagasy d’ailleurs) par rapport à la remuneration de mes œuvres. J’avais été sélectionné par notre ministère de l’éducation nationale pour faire partie de l’équipe de rédaction, de conception et de réalisation de fascicules et de manuels scolaires . Le projet était financé par l’UNICEF. Et je suis sûr à 100% que vous êtes loin d’imaginer combien j’avais gagné : 555 EUR environ par trimestre. Ceci dit, comme le contexte dans lequel nous vivons est différent (moins de charge pour les contribuables) , il est donc possible de descendre en dessous des 200 EUR /jour pour la rémunération de notre prestation. Il fauciat quand même vivre la mondialisation aussi. Et la qualité de travail ne sera pas la moindre des choses. Les clients sont avertis. Ç a vaudra peut-être le coût d’essayer. A vous de voir.
    Amicalement
    Mamy Alain
    Nb : je ne possède pas encore de site web

    1. Merci beaucoup de ton retour, c’est très intéressant, même s’il est plutôt démoralisant.
      Je ne connais pas du tout la situation au Madagascar, j’avoue ne pas pouvoir vous donner de réels conseils. Mais, ça me semble très faible comme rémunération.

  27. Bonjour Thomas;je suis etudiant au Togo…Cette année je vais suivre une formation en infographie et multimedia. Mais vue tout tes conseils j’aimerais que tu me donne des conseils sur le métier…Merci

  28. Bonjour,

    J’envisage un jour de me lancer en freelance, bien que je n’ai aucun diplome dans ce domaine (ingénieur agroalimentaire, si si, normal…) car malgrès moi, j’ai deja un petit réseau et des demandes, car mon travail plait (dans le secteur du mariage, invitation etc…) et j’aimerais simplement pouvoir m’apporter un petit complément de revenu (s’il y a une demande, pourquoi s’en priver, autant essayer de la développer!)

    Mais, enfait, ma grande question, c’est quelles sont les démarches à faire d’un point de vu légal? Car tout travail doit être déclaré (impots) mais, quelle est la somme max/an possible de déclarer simplement sur un fiche d’impot? A partir de quand faut-il réellement se déclarer en tant qu’ « autoentrepreneur »? Et comment? Je ne trouve pas d’info claire sur ce sujet, alors que c’est tout de même un point important, car j’imagine qu’à partir du moment où l’on se déclare réellement comme une entreprise, il doit y avoir des frais? (TVA…)

    C’est vraiment un milieu qui m’est inconnu et qui portant m’attire beaucoup, surtout que je ne voudrais pas être dans l’illégalité sans le savoir 😉 donc si vous avez ou connaissez un article complet qui pourrait m’éclairer sur ce sujet, ça serait trés sympa 🙂

    Cerise

    1. Bonjour,
      Je ne suis pas sûr d’être le plus qualifié pour répondre. Je vous conseille d’aller sur un forum spécialisé plutôt.
      Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il faut se mettre en auto-entrepreneur à partir de 0€ (même si les impôts tolèrent des petites prestations).

      1. C’est ce que je vais faire alors, merci beaucoup quand même de m’avoir répondu! Pour l’instant je déclare le peu de travail que je fais aux impôts, mais va falloir que j’y songe sérieusement…

    2. Bonjour,

      Merci Thomas pour ce super article!
      Je peux un peu répondre à ta question : si c’est trop tard pour toi, ça peut peut-être en aider d’autres.
      En restant salarié, tu peux te mettre à côté en auto-entrepreneur. La limite est de 32900 €/ an de CA (ATTENTION PAS BÉNÉFICES, c’est bien CHIFFRE d’affaires auquel il faudra enlever les charges). Après en étant auto-entrepreneur tu cotises au RSI (en fonction de ton CA mensuel) équivalent de la CPAM pour les salariés mais en moins bien et plus opaque. E3n cotisant aux deux, la galère arrive quand tu as un arrêt de travail ou maternité, ils ont le chic pour se renvoyer la balle (c’est arrivé à plusieurs de mes amis).
      En auto-entrepreneur il y a aussi des cotisations incompressibles, que tu fasses du CA ou pas.
      Enfin pas de TVA en autoentrepreneur, tu tarifies en HT et cela doit être préciser sur tes factures et tes devis. Ne mets surtout pas en TTC car sinon les impots considèreront que tu leur dois de la TVA.
      Pour revenir au RSI : l’auto-entreprise est la seule formule intéressante car monter une EURL ou autre par exemple t’oblige à payer un minimum de 1400 € et des poussières par an même si tu fais 0 de chiffre d’afaires.
      Seule exception : le statut SASU, tu restes « assimilé salarié » donc tu te fais des fiches de paye (même à 0€) et tu cotises à la cpam. par contre tu cotises pas à pole-emploi! 🙂
      Pour info : RSI coute environ 40 à 50% de ce que tu gagnes, la sécu, 60%. mais tu es mieux protégé. Pour le RSI, en cas d’arrêt maladie, il faut avoir cotisé au moins 1 an pour avoir des indemnités (donc ta 1ère année d’activité, t’es pas malade, c’est tout! et je vous conseille également vivement d’avoir une complémentaire! (CHERE MAIS TRES UTILE!)
      Enfin, attention au rappel de la 3ème année d’activité (pour les société en tout cas) le RSI fais un rappel à l’ordre très douloureux! c’est d’ailleurs pour cela que beaucoup de boites se plantent au bout de 3 ans… pas parce qu’elles sont nulles dans leur métier mais parce qu’elles n’ont pas anticipé. Mais si tu as un bon comptable, en général il te le dira.
      En ce qui concerne le chômage : si tu fais ça en plus d’une activité salariée, tu cotises avec ta paye, donc en théorie tu devrais y avoir droit.
      Si tu es au chômage, tu as la possibilité de créer ton activité (quelque soit le statut) en gardant soit un maintien de tes indemnités, soit demander tes indemnités sous formes de capital (voir avec Pole-Emploi).
      Pour info, tout cela je le tire de mon expérience de chef d’entreprise!
      Tu peux trouver tout plein d’infos à la chambre des métiers de ta ville. JE CONSEILLE à tous ceux qui pense se lancer d’aller aux réunions d’infos, c’est gratuit et très intéressant!!
      Dernier conseil : ne prenez jamais pour acquis ce que vous dit un conseillé Pole-emploi, n’hésitez pas à reposer encore et encore la question à d’autres conseillés (en rappelant plusieurs fois), vous aurez de grandes chances d’avoir pleins de réponses différentes! (expérience perso aussi)
      Bonne journée à tous et Bravo pour cet article!

  29. Bonjour Thomas (ou bonsoir!)

    J’ai lu avec grand intérêt ton article, étant actuellement dans cette situation que tu décris si bien au début à savoir, sortie des études diplômées d’un DNAP et d’un DNSEP (en juin 2014), confronté d’un coup au marché du travail, tout ses pièges, ses requins et ses plans foireux! Et puis très vite perdue dans le flot de paperasse à trouver, à comprendre, à remplir et à envoyer (renvoyer, ren-renvoyer … je suis sûre que certains (beaucoup?) savent de quoi je parle!) Et puis la sensation d’un grand grand manque durant sa formation en école pour comprendre et gérer tout ce qu’implique le fait de devenir graphiste!

    BONJOUR MONDE (MERVEILLEUX) DU TRAVAIL
    J’ai fais comme beaucoup, j’ai démarché, beaucoup, longtemps et sans résultat le plus souvent!
    8 mois après (et quelques déceptions, fausses pistes, et un stage annulé plus tard) en ce début février: une startup cherche une graphiste pour penser, créer, développer et appliquer sa nouvelle charte graphique essentiellement pour les supports de communication et de présentations auprès de leurs investisseurs.
    Je prend connaissance de cette offre par un ami du directeur de la boite qui me dit: « Ils proposent un poste de graphiste! Ils ont du job! Tu en cherches! Fonce! »
    Je fonce donc (en espérant pas droit dans le mur!) Première rencontre aujourd’hui, présentation de la boite, des équipes, présentation de l’état actuelle de la charte graphique (pas très heureux mais c’est super il y a tout à faire!!!) Je suis emballée, j’ai hâte déjà de repenser tout ça! … Un peu trop peut être je tombe vite de haut.

    OH JOIE OH DÉSESPOIR
    On me parle d’abord d’un stage … je dis que non qu’il s’agissait d’un poste, d’un job … j’ai soudain l’impression d’être prise pour une piste de ski! Alors je proteste je dis que: « Un stage non je ne peux plus être conventionnée depuis fin 2014, et qu’au delà de ça je sors de 5 ans d’études que je cherche des missions en tant que freelance, ce que je pensais qu’ils recherchait justement! Et que bien sûr comme tout un chacun j’ai des frais quotidiens que je dois assurer! »
    Sur ce on me dit: « La boite n’a pas de budget! C’est serré on a déjà du mal à payer nos salariés! Chaque fin de mois on doit se serrer la ceinture! Alors embaucher quelqu’un en plus ce n’est pas possible! Vraiment pas! » …. Je me dis bon fausse piste. Et là on me propose absurdités sur absurdités.

    BONJOUR PISTE DE SKI
    On me dit d’abord: « Ce qu’on peut faire c’est vous faire travailler avec la directrice marketing quelques jours pour que vous développiez ensemble la charte: vous nous faites des banques d’éléments graphiques que l’on puisse utiliser et intégrer ensuite. Quelque chose de totalement fonctionnelle qu’on puisse utiliser seuls! pour la rémunération on verra dès qu’on aura le budget pour vous payer on vous paiera mais ce sera peut être plus tard! » La je me dis « Je ne suis plus une piste de ski là à ce stade je suis la station toute entière! » Je leur dis que « quelques jours » pour développer une charte graphique c’est peut être un peu court (quoi que quelques jours ça veut tout et rien dire!) si ils veulent quelque chose de solide et de graphiquement pertinent, de vendeur, de durable et d’applicable aux différents supports. Que faire développer une charte graphique c’est un investissement pour le long terme. Et que pour la question de la rémunération que je ne peux décemment pas travailler sans avoir la certitude qu’ils pourront me payer!
    On me dit alors: « Bon et bien on va en parler et on te dit » (dur en affaire les gars!)

    BONJOUR …AU REVOIR
    10 min. de délibération plus tard ils reviennent pour me dire: « Bon on comprends vos arguments on vous propose de travailler pour nous quelques jours par ci par la au sein de nos bureaux avec notre directrice marketing et de vous rémunérer 100€ brut la journée. On ne peut pas aller plus loin! et on ne peux pas encore vous fixer de dates précises pour les jours ou vous viendrez travailler ici, ni de durée totale de mission … On ne sait même pas finalement la quantité de choses à faire niveau com il faudrait voir il y a tellement à faire!! »

    Bref…….. Le grand blanc, l’envie de dire: « désolé je ne suis pas là pour prostituer ma créativité! »
    Je leur dis que 100€ ce n’est juste pas envisageable, que non seulement le tarif journée moyen pour un graphiste freelance est compris entre 300 et 400 € (il fallait voir leurs têtes!) que en étant en indépendante forcément c’est à moi qu’incombe le paiement sous formes de taxes auprès de la MDA des cotisations: sociales, retraite, assurances, médecine pro. Plus les frais professionnels : matériel, licences de logiciels, téléphone, connexion Internet, transport … Bref et qu’après ça il faut bien que je vive!

    POUR CONCLURE (et pardon pour le roman!)
    J’ai envi de réaliser cette mission, elle m’intéresse, il y a beaucoup à faire graphiquement…et beaucoup de marge de manœuvre aussi! Mais hors de question si c’est dans ces conditions! Je veux me battre et leur faire comprendre que je ne peux pas brader mes compétences! Que j’ai eu une formation que derrière ces 300/400€ par jour il y a tout un tas d’éléments qui rentrent en ligne de compte: les idées, leur développement, la créativité, le temps de travail, le temps passé à côté à gérer cette auto-entreprise que j’essaie d’être. Bref je ne sais comment leur dire tout ceci en leur donnant des preuves tangibles que ces 300/400€ par jour ne sorte pas de nul part. Mais comme vous le dites si bien les écoles ne nous forment pas à ça! Je ne sais comment m’y prendre.

    Connaissez-vous un site qui explique clairement précisément hiérarchiquement, ce que comprend comme données (taxes en tout genre et frais en tout genre) un tarif journalier de graphiste freelance?
    Croyez-vous que je dois simplement abandonner ce projet et passer a autre chose?

    Merci beaucoup d’avance aux réponses de tout les courageux qui m’auront lu jusqu’au bout!
    Bonne continuation à tous dans cette épopée graphique 🙂

    1. Bonjour Marion,
      Tu veux expliquer à ton client le coût du travail ? Mais il le sait, il a des salariés. De plus, il a sûrement déjà eu affaire à des professionnels par le passé. Toi, tu t’es engagée dans le monde du travail sans connaître son coût, c’est une erreur. Une erreur que tout le monde fait, certes, mais ça reste une erreur. D’ailleurs, si tu es tombé sur cet article, c’est que tu t’en es rendue compte.
      La vraie question c’est pourquoi ne veut-il pas payer le prix d’une vraie charte graphique ?
      – Il n’a pas le budget : Ce n’est pas une réponse. Sinon, il ne fera pas affaire à un prestataire.
      – Il n’a pas de besoin : Elle est là la vraie réponse. Il estime que ce n’est pas très important la charte graphique. Ton boulot, c’est de le convaincre sur ce point.
      Si tu as vraiment envie de le faire, fais-le, mais pour toi. Change le logo et mets-le sur ton book.

  30. Bonjour Thomas,

    Je te remercie pour ta réponse claire et directe! C’est ça en fait: savoir se poser la bonne question!
    Tout reviens toujours à ça finalement! 🙂 et oui effectivement je me suis un peu lancée tête baissée!

    Les choses ont bougé depuis, ils m’ont proposé de leur faire un devis pour une toute première petite mission sur la refonte de trois éléments de cette fameuse charte graphique. Une sorte de crash test.
    Le devis (je dirais raisonnable) que j’ai envoyé n’a pas été accepté alors oui je pense que la réponse est qu’il n’ont pas de réel besoin sur le plan comm graphique pour le moment. Que ça reste secondaire pour eux.

    Je leur ai tout de même envoyé un mail (avant leur demande de devis) pour leur expliquer quel pouvait être l’impact d’une charte graphique solide, offrant sa visibilité et sa clarté d’abord sur un site, sur des documents de présentation également, mais aussi sur des supports de communication divers.
    Que c’était donc un investissement à long terme. Ça ne les a semble-t-il pas convaincu.

    Au final ça reste pour moi une bonne expérience (même si elle n’a pas connu de suite) puisque ça m’a permis de réaliser mon premier devis. De comprendre des données que je n’avais pas envisagé auparavant.
    Comme tu le dis si justement: on ne cesse de se former!

    Encore merci et bonne continuation à toi! 🙂

  31. Tant mieux si tu prends ça de manière positive. Toute expérience est bonne à prendre. Je ne portais pas beaucoup d’espoir sur ce projet. Mais c’est bien que tu ais tenu ta démarche jusqu’au bout. C’est un comportement de professionnel.

  32. Bonjour Thomas,

    Merci beaucoup pour ce post riche et précis, j’ai une question assez spécifique qui concerne la partie « S’entourer de différents corps de métiers ». Je suis graphiste freelance depuis peu, je cotise à la MDA, on me propose un projet qui m’intéresse beaucoup et qui comprend la création d’un site web. Je vais m’occuper du design, mais je compte sous-traiter la partie développement. Il me propose de le faire pour 800e, en sachant qu’il m’aidera aussi a concevoir toute la partie UX, UI. Ça me semble raisonnable. J’aimerais savoir comment cela doit figurer sur le devis. C’est à moi d’être payé pour la totalité du travail puis de payer mon développeur, lui-même travailleur indépendant? Dans ce cas dois-je payer pour la cotisation à la MDA pour nos deux salaires? Je ne sais pas si je suis très clair, j’ai du mal a formuler mon soucis car je n’ai encore jamais fais ça, si tu peux me conseiller ça serait super! Merci

  33. Salut salut !
    Je viens de terminer ma première année de licence de gestion (sous conseils du padre) mais je suis perdue la gestion me plait beaucoup mais créer et dessiner j’en rêve la nuit depuis toute petite.
    Je suis enchantée d’être tombée sur ton article si précis tu vas peut être pouvoir m’éclairer 😉
    j’ai envie de me lancer dans le graphisme mais j’ai l’impression d’être victime d’une sorte de  »raquette a l’entrée des écoles » peut être vois tu de quoi je veux parler ? La mise a niveau en art appliqués (MANAA) dont le prix s’élève a plus de 4500 euros (je tire un trait sur la MG…)
    N’y a t-il pas un moyen de contourner cette escroquerie ?

    Merci pour tes conseils ! 🙂

      1. dans ce cas sait tu (ou savez vous) ce qui pourrait être plus bêton que bêton, la crème de la crème pour des études de ce genre ? quitte à payer je veux dire 🙂

  34. Bonjour, je suis jeune graphiste. Mon bachelier était plutôt orienté graphisme et illu. Mais je m’aperçois rien que dans les annonces d’emploi qu’il est toujours demandé des connaissances en site web. La plupart des clients également toujours des sites web. Cela m’a amené a me dire qu’il va falloir y passer. Alors apprendre a créer des sites web d’accord mais vers quoi se tourner? des frameworks des cms? comment cela se passe concrètement sur le terrain?! Merci

  35. Bonjour, j’aimerai savoir si en tant qu’étudiante en infographie et auto-entrepreneuse j’ai la possibilité de faire un stage d’infographie en entreprise ?
    Je vous pose la question car mon école ne veut pas me délivré de convention et je ne comprends pas pourquoi.
    D’avance merci,
    Marine

      1. Mais justement je leur ai posé la question et ils ne savent pas quoi me répondre et se perdent dans leurs explications… Je voudrai en avoir le cœur net.

  36. Salut Thomas,
    Super article – je suis moi même intéressé de passer en Freelance d’ici un an. Quel statut d’entreprise me (nous) conseillerais-tu d’opter pour le freelance design ? Auto-entrepreneur semblerait le plus évident mais les limites en matière de CA me parait être une limite.
    Merci.
    Olivier

    1. Bonjour Olivier,
      Regarde aussi la MDA (maison des artistes) pour ton statut, c’est plus compliqué à mettre en place, mais tu n’as pas de limite de CA.
      La limite d’AE est pas mal pour commencer et si tu dépasses, tu seras juste automatiquement transformé en société classique.

  37. Merci beaucoup pour votre article très intéressant.
    Je suis moi même graphiste webdesigner en tant qu’auto-entrepreneur depuis maintenant 1 an.
    Ma difficulté est de trouver des clients étant à rezé près de Nantes je me disais qu’il y aurait pas mal d’opportunité. Je me permet de déposer des flyers, carte de visites chez diverses commençants ainsi que de leur parler de mon activité. Mais pour le moment ça ne décolle pas trop , je me dis que cela fait que 1 an et qu’il faut que je m’améliore niveau démarchage et commerciale.

    Avez-vous des conseilles à me donner ?
    Si vous souhaitez, voir mon site Internet : http://www.elodiealeton.com

    1. Bonjour Élodie,
      Je ne pense pas que ce genre de démarchage fonctionne. On travaille principalement avec les gens qu’on connait. Il faut trouver un moyen de rentrer en contacts avec les gens, se renseigner sur les apéros créatifs, les espaces de coworkings, les salons, tout ce qui te rend moins seule dans ton coin sera payant.

  38. Merci Thomas pour tout ces conseils! Je suis graphiste depuis 11 ans et en free depuis peu, et même là, la prospection n’est pas toujours évidente… Tout ce que tu dis sur le choix des tarifs et la concurrence est très vrai en tout cas!

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